1- Le remplacement d’une vieille ligne à haute tension
2-
Les actions antérieures de l'APEG
3 - Quai de Transfert des ordures ménagères de Grignan :


1- Le remplacement d’une vieille ligne à haute tension

Depuis une dizaine d’années, on parlait du remplacement de la vieille ligne à haute tension de 63 000 volts, qui relie en 14 km le transformateur de Valaurie à celui de Valréas, mais personne ne s’inquiétait vraiment de la réfection de cette ligne EDF à trois câbles, relativement camouflée dans les bois et les truffières de notre région.
En mars 2002, Henry Corréard – responsable de la commission d’électrification de Grignan – a réuni quelques riverains pour leur annoncer qu’une demande d’utilité publique avait été déposée en Préfecture et que les travaux allaient commencer en 2003. Nous avons alors découvert que, ce qui était discrètement nommé « remplacement », cachait en fait la construction d’une nouvelle ligne à haute tension. Des pylônes de 20 à 30 m de haut, supportant un faisceau de 7 câbles de 10 m d’envergure, allaient défigurer totalement
les plus beaux paysages de notre région et pénaliser, pour plus de 70 ans, les vues que l’on nous envie tant sur les vieux villages de Valaurie, de Chantemerle ou de Grillon, ou les paysages indemnes de toutes nuisances que l’on découvre depuis les terrasses du château de Grignan ou de la tour de Chamaret – une nature dont Jean Giono disait qu’elle était « la plus authentique de Provence » et qu’elle lui évoquait la campagne romaine (Provence, Gallimard, 1993).

Voici comment EDF compte «aménager» notre paysage au cœur de la Drôme provençale !
Comparaison visuelle à l’échelle entre les pylônes de la ligne actuelle et ceux de la nouvelle ligne :


Une demande de déclaration d’utilité publique a été déposée en août 2001 par RTE
    (entreprise sous-traitante d’EDF) et
une enquête publique doit être ouverte en
    septembre-octobre 2002 .

2- Les actions antérieures de l'APEG
Information et pétition - Débat avec RTE
Débat avec les acteurs politiques et administratifs -

Information et pétition

Après avoir informé les élus et les différentes administrations de tutelle, l’APEG a fait imprimer à 40 000 exemplaires un document d’information (annexe II) ; elle a conçu un matériel (panneau triptyque avec photos panoramiques virtuelles du futur ouvrage, book et présentoirs individuels) utilisé sur les foires, marchés et festivals de la région et diffusé dans les lieux de réception du public (mairies, offices de tourisme, commerçes, hôtels, restaurants, gîtes et maisons d’hôtes…) afin d’informer la population et les visiteurs estivaux et de recueillir des signatures.
L’association a également créé un site Internet sur le projet d’ouvrage et son action : www.apeg-grignan.com. L’APEG a initié un échange d’informations méthodologiques et techniques avec les autres associations ayant engagé des combats contre le même type de projet (Ass. FARE SUD qui lutte pour l’enfouissement d’une ligne THT dans le Verdon, Ass. Quercy Blanc qui a obtenu l’annulation d’un projet de ligne THT dans le Quercy, la FRAPNA qui est venue examiner le projet à Grignan, etc.).
L’APEG a ensuite l’intention de sensibiliser la presse régionale et nationale par un dossier d’information et des photographies virtuelles montrant l’impact du projet sur le paysage et l’économie de la Drôme provençale.


Débat avec RTE

L’APEG a rencontré le chef de projet RTE, M. Didier Lainé, et lui a plus particulièrement posé les questions suivantes :

- quelle est la réelle justification du remplacement de cette ligne 63 000 volts par deux circuits de 90 000 volts ?

- quel est le budget réel d’édification de l’ouvrage (budget de base estimé à 30 MF / 4,5 M€) et quel est le détail des mesures dites de « moindre impact » (pylônes Muguet) et « compensatoires » qui, selon RTE, augmentent le budget à 40 MF / 6 M€ ?

- quel serait le coût d’un enfouissement total de l’ouvrage, soit en ligne droite selon le tracé actuel (14 km), soit en bordure des routes D 541 et 941 entre Valaurie et Valréas (16 km)?

- quel est le chiffre d’affaires EDF et RTE qui sera généré par le nouvel ouvrage ?

Une réponse, qui reste évasive sur les points essentiels et ne fait que reprendre les conclusions de l’étude d’impact, a été faite à l’APEG le 6 juin 2002 (annexes III et IV).
RTE a missionné les consultants d’un cabinet de « conciliation » parisien qui se sont rendus sur place pour rencontrer des élus (5 juin) et des membres du bureau de l’APEG (10 juin). L’APEG a réitéré ses arguments et son avis sur le projet d’ouvrage lors, entre autre, d’une réunion avec M. le Maire de Grillon

2- Les actions antérieurs de l'APEG.

Débat avec les acteurs politiques et administratifs

L’APEG a provoqué, en concertation avec M. le Maire de Grignan, une réunion avec les élus de la région au cours de laquelle M. Bernard Barbier, Maire de Chantemerle-lès-Grignan, a été nommé porte-parole des maires du tracé et au cours de laquelle la création d’un SIVU a été envisagée ; ce SIVU est aujourd'hui en cours de création.
L’APEG a sollicité une audience auprès des Préfets de la Drôme et du Vaucluse et leur a adressé une lettre demandant d’ordonner à RTE l’étude d’une hypothèse d’enfouissement total ; à ce jour seule la Préfecture du Vaucluse a répondu et l’APEG a rendez-vous le 18 juin.
L’APEG a adressé des lettres d’information à la plupart des acteurs politiques et administratifs de la région ainsi qu’à plusieurs personnalités nationales, et nombreux sont ceux qui se sont montrés sensibles aux conditions d’édification de cet ouvrage et nous ont signifié leur soutien (entre autres les Présidents des Conseils généraux de la Drôme et du Vaucluse et Mme Corinne Lepage).
M. Bruno Durieux, Maire de Grignan, a pris contact avec le Président de la Commission de Régulation d’EDF et l’APEG doit lui adresser un dossier d’information.

2- Les actions antérieurs de l'APEG

 

3 - Quai de Transfert des ordures ménagères de Grignan :

D’après un article paru dans la Presse, il semblerait que ce quai de transfert soit dit « Cantonal ». Qu’en est-il exactement ? Il serait bon de se renseigner car si tel est le cas, cela impliquerait un trafique important de poids lourds sur les petites routes qui ne sont absolument pas prévues pour ça et cela aurait un impact défavorable sur notre environnement.

D’autre part, le brûlage important semble reprendre, ce qui n’était pas prévu. Seules de petites quantités de déchets non polluants devaient pouvoir être brûlées. Nous attendons aussi les mesures promises pour « paysager » les mûrs en béton.

L’APEG réagira si besoin est, quand les choses se seront stabilisées